Le rouge-gorge

Chaque fois que je tonds la pelouse, que je sarcle pour désherber ou encore que je creuse un trou en vue d’une plantation, je vois surgir un rouge-gorge qui se poste suffisamment près pour sauter sur mon terrain d’action dès que j’ai le dos tourné. Son arrivée me réjouit car je me plais à penser que ce n’est pas un rouge-gorge parmi tant d’autres, un représentant interchangeable de son espèce, mais LE rouge-gorge, celui qui a ses habitudes dans mon jardin, un familier en quelque sorte, mon locataire pour ainsi dire.

Rouge-gorge.

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Lecture publique

J’ai le plaisir de vous convier à la lecture publique de ma pièce
La pelle et l’aspirateur

jeudi 23 mai à 20 h 30

au Théâtre La Ruche
8 rue Félibien
44000 Nantes

Madame Soares vient chaque jour faire le ménage dans un théâtre. Ce qui ne l’empêche pas de rêver, beaucoup même.
Le directeur de la salle va en faire la déroutante expérience. Un dialogue s’engage entre eux.
Le théâtre est-il fait pour tout le monde ? A-t-il le monopole de l’imagination ?

Interprètes : Annick Soret, Henri Mariel, Bertrand Pineau.

Réservation au 02 51 80 89 13 ou par mail : resa@laruchenantes.fr

En espérant vous y retrouver nombreux.

La lumière d’en haut

Cathédrale de Nevers

Je suis toujours fasciné par les jeux de lumière qu’engendrent les vitraux dans les églises, particulièrement ceux des cathédrales, si haut placés et majestueux. Lorsque le soleil les traverse, ils projettent sur le dallage des taches de lumière chatoyantes, d’une vibrante gaîté qui contraste avec la pénombre austère de ces lieux. On croirait les éclaboussures d’un enfant peintre, le pointillisme d’un tableau post-impressionniste ou encore l’agrandissement jusqu’au pixel d’une image numérique. Quelque chose d’irrespectueux, de débraillé et d’évanescent car le moindre nuage ou le déclin du soir ont le pouvoir de faire disparaître cette fantaisie colorée. Lire la suite « La lumière d’en haut »

Les ondes du jardin

Piérig vient s’installer dans une colocation composée de quatre étudiants liés par une solide amitié. Pourtant, il ne suit pas d’études et, contrairement à eux, refuse tout emploi salarié pour ne pas subir l’exploitation capitaliste. Son mode de vie est radicalement différent : récupération de produits alimentaires, culture d’un potager, échanges gratuits, micro-économie locale, voisinages. Son installation dans la colocation va bouleverser beaucoup d’évidences acquises, susciter des conflits, des recompositions, précipiter certains projets. En quelques mois, la vie de ce microcosme va se transformer.

Pour écouter les 4 épisodes.

Le devoir de la fable

Brigitte Salino vient de publier dans Le Monde du 15 mars dernier une critique du dernier spectacle proposé par Stanislas Nordey au Théâtre de la Colline, à partir du récit d’Édouard Louis Qui a tué mon père (Seuil, 2018). Autant elle loue la qualité de l’interprétation et de la mise en scène, autant elle reproche au spectacle de basculer dans la dénonciation sociale : Lire la suite « Le devoir de la fable »

Le premier jour – 5

Épisode précédent.

Photo : Sylvain Maresca

Étienne était encore au fond de son lit à onze heures passé. Qu’est-ce qui lui avait pris de ne pas se lever ? Il avait entendu son réveil comme d’habitude, mais il en avait interrompu aussitôt la sonnerie, d’un geste las, pour se laisser reprendre par le sommeil. Un sommeil haché, entrecoupé de sursauts, d’appels indignés de sa conscience laborieuse. « Que fais-tu là, à te prélasser ? Allez, debout ! Ton œuvre t’attend. » Lire la suite « Le premier jour – 5 »

Les drôles

Le générique de fin du film Tout ce qu’il me reste de la révolution – film drôle, tendre, pétillant de vie sur l’héritage en loque des idéaux révolutionnaires et leur difficile reconversion dans le marasme actuel – se déroule sur les accents d’une chanson qui m’a fait monter une bouffée de nostalgie. Sur le moment, ni le titre (Les Tuileries), ni les interprètes (Camélia Jordana et Bertrand Belin) ne me disaient rien, mais la chanson, oui. Je la connaissais, forcément, mais pas sous cette forme, chantée autrement. Lire la suite « Les drôles »