Repas de famille(s)

IMG_6708 Willem Claesz Heda. 1594-1680. Haarlem. Breakfast Table with blackberry pie.  Table de petit déjeuner avec tarte aux mûres 1631 Dresde. Gemäldegalerie Alte Meister.

Dimanche 13 octobre à 16 h au Théâtre Francine Vasse à Nantes seront présentées les mises en scène de neuf courts textes d’auteurs contemporains (membres des Écrivains associés du théâtre 44), produites par le collectif Les Envolés.

Leur thème commun, qui a inspiré cette commande d’écriture, était :

Un repas mémorable.

J’aurai le plaisir d’y voir jouer mon texte Un souvenir sous la table.

Venez nombreux : la salle est grande et l’entrée gratuite (sur réservation).

Théâtre Francine Vasse
18 rue Colbert
44000 Nantes
Infos et billetterie : 09 81 94 77 43

Tableau de Willem Claesz Heda, 1631. Photo : Jean-Louis Mazières.

Le rouge-gorge

Chaque fois que je tonds la pelouse, que je sarcle pour désherber ou encore que je creuse un trou en vue d’une plantation, je vois surgir un rouge-gorge qui se poste suffisamment près pour sauter sur mon terrain d’action dès que j’ai le dos tourné. Son arrivée me réjouit car je me plais à penser que ce n’est pas un rouge-gorge parmi tant d’autres, un représentant interchangeable de son espèce, mais LE rouge-gorge, celui qui a ses habitudes dans mon jardin, un familier en quelque sorte, mon locataire pour ainsi dire.

Rouge-gorge.

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Lecture publique

J’ai le plaisir de vous convier à la lecture publique de ma pièce
La pelle et l’aspirateur

jeudi 23 mai à 20 h 30

au Théâtre La Ruche
8 rue Félibien
44000 Nantes

Madame Soares vient chaque jour faire le ménage dans un théâtre. Ce qui ne l’empêche pas de rêver, beaucoup même.
Le directeur de la salle va en faire la déroutante expérience. Un dialogue s’engage entre eux.
Le théâtre est-il fait pour tout le monde ? A-t-il le monopole de l’imagination ?

Interprètes : Annick Soret, Henri Mariel, Bertrand Pineau.

Réservation au 02 51 80 89 13 ou par mail : resa@laruchenantes.fr

En espérant vous y retrouver nombreux.

La lumière d’en haut

Cathédrale de Nevers

Je suis toujours fasciné par les jeux de lumière qu’engendrent les vitraux dans les églises, particulièrement ceux des cathédrales, si haut placés et majestueux. Lorsque le soleil les traverse, ils projettent sur le dallage des taches de lumière chatoyantes, d’une vibrante gaîté qui contraste avec la pénombre austère de ces lieux. On croirait les éclaboussures d’un enfant peintre, le pointillisme d’un tableau post-impressionniste ou encore l’agrandissement jusqu’au pixel d’une image numérique. Quelque chose d’irrespectueux, de débraillé et d’évanescent car le moindre nuage ou le déclin du soir ont le pouvoir de faire disparaître cette fantaisie colorée. Lire la suite « La lumière d’en haut »

Les ondes du jardin

Piérig vient s’installer dans une colocation composée de quatre étudiants liés par une solide amitié. Pourtant, il ne suit pas d’études et, contrairement à eux, refuse tout emploi salarié pour ne pas subir l’exploitation capitaliste. Son mode de vie est radicalement différent : récupération de produits alimentaires, culture d’un potager, échanges gratuits, micro-économie locale, voisinages. Son installation dans la colocation va bouleverser beaucoup d’évidences acquises, susciter des conflits, des recompositions, précipiter certains projets. En quelques mois, la vie de ce microcosme va se transformer.

Pour écouter les 4 épisodes.

Le devoir de la fable

Brigitte Salino vient de publier dans Le Monde du 15 mars dernier une critique du dernier spectacle proposé par Stanislas Nordey au Théâtre de la Colline, à partir du récit d’Édouard Louis Qui a tué mon père (Seuil, 2018). Autant elle loue la qualité de l’interprétation et de la mise en scène, autant elle reproche au spectacle de basculer dans la dénonciation sociale : Lire la suite « Le devoir de la fable »