Archives des enfants perdus

J’aime aller à la bibliothèque pour trouver à lire de nouveaux romans. D’ordinaire, il est difficile de prévoir ce qu’on va pouvoir dénicher. Partir avec une idée précise en tête, celle d’un auteur ou d’un livre particuliers, aboutit rarement au résultat escompté dans la mesure où les documents correspondants se trouvent souvent empruntés. On peut toujours les réserver, mais il ne faut pas être pressé. Mieux vaut donc miser sur l’imprévu, se laisser aller à explorer les étagères de livres et découvrir des titres, des auteurs que l’on ne connaissait pas.

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Ligne de désir

Photo : Sylvain Maresca

Pourtant, les aménageurs avaient bien fait les choses : de part et d’autre de la pelouse fraîchement ensemencée, ils avaient installé un escalier en bois pour les promeneurs et un accès en pente douce servi en bas par une chicane qui interdisait le passage aux engins motorisés. Tout était prêt pour une promenade paisible au bord de la rivière. Lire la suite « Ligne de désir »

Le vent dans les feuilles

Photo : Sylvain Maresca

La fenêtre de la chambre est grande ouverte malgré la fraîcheur de ce début d’octobre. Louise respire à pleins poumons l’air soulevé par le grand vent qui brasse les arbres.

– Maman, ferme cette fenêtre, je te l’ai déjà demandé. On vient de rallumer les radiateurs, ce n’est pas pour chauffer les peupliers du parc. Lire la suite « Le vent dans les feuilles »

La maison dans ma tête

« La souffrance enfante les songes comme une ruche ses abeilles » – Aragon
(photo: Sylvain Maresca)

J’ai une photo de moi sur laquelle une maison magnifique s’est surimposée dans mes cheveux de telle sorte qu’elle semble bâtie précisément dans ma tête. J’ai conservé cette image comme un idéal de vie : transporter la maison de mes rêves partout où j’irai. Ne tenir à rien sans jamais rien abandonner.

(Extrait de ma pièce Le jardin des alternatives)

Depuis quand Victor Hugo travaille-t-il comme videur ?

Je ne sais pas si vous avez vu cette campagne publicitaire de la Fondation Cultura, mais pour ma part elle m’a profondément choqué. Comment en effet peut-on faire passer Victor Hugo pour le vigile d’un club privé chargé d’éconduire le commun des mortels qui n’en font pas partie ? Lire la suite « Depuis quand Victor Hugo travaille-t-il comme videur ? »