Enfance

« Un accordéon jouait, un rire de femme éclatait, un sabre traînait sur les briques du trottoir, un chien hurlait, mais tous ces bruits inutiles n’étaient que les dernières feuilles du jour fané qui tombaient. »

Cette citation est extraite du récit autobiographique Enfance qui assura la gloire de l’écrivain russe Maxime Gorki. Écrit en 1914, ce premier volume fut suivi deux ans plus tard par En gagnant mon pain. Le cycle s’acheva par Mes universités, paru en 1923. Lire la suite « Enfance »

Les palpitations du silence

Après Un jour je reviendrai, Des lézards dans le ravin est le second roman que je lis de l’auteur espagnol Juan Marsé.

On y retrouve l’ambiance lourde et nécessiteuse des quartiers populaires de Barcelone au début des années 1960 quand la dictature franquiste a fermement établi son pouvoir, douché tout espoir de rétablir la République et plongé ses opposants dans une apathie calculée, une dépression lancinante, voire une marginalité qui tutoie parfois la délinquance. Lire la suite « Les palpitations du silence »

La magie du quotidien

Ce roman est l’œuvre d’Olga Tokarczuk qui reçut le prix Nobel de littérature en 2019.

Il nous plonge dans le quotidien d’un village polonais pendant une cinquantaine d’année à partir de 1914. On y suit une palette de personnages qui naissent, vivent et meurent – mais pas tous -, aux prises avec les soubresauts de la vie, dramatisés par les coups de butoir de deux guerres et d’une dictature politique.

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On ne quitte pas l’enfance

« On ne quitte pas l’enfance, on la serre au fond de soi. On ne s’en détache pas, on la refoule. Ce n’est pas un processus d’amélioration qui achemine vers l’adulte, mais la lente sédimentation d’une croûte autour d’un état sensible qui posera toujours le principe de ce que l’on est. »
Patrick Chamoiseau, Antan d’enfance, Paris, Hatier, 1990, p. 78.

On ne quitte pas l’enfance… Elle me paraît pourtant si loin et surtout si terne et grise, comme un long tunnel dont je n’apercevais pas l’issue. J’envie les gens qui parlent de leur enfance avec des yeux éblouis, les ravis de l’enfance, ceux-là mêmes dont on dit parfois qu’ils ne l’ont jamais quittée, qu’ils ont gardé leur « âme d’enfant ». Les poètes en seraient ainsi que beaucoup d’artistes.

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