Contes de l’Avent – épilogue

Comment se sont-ils retrouvés ces trois voyageurs qui suivaient des étoiles différentes, voire une myriade d’étoiles ? Nul ne le sait. Par une nuit aussi froide et humide que les autres, l’arpenteur inlassable venu de Chine, le pâtissier qui farinait loin de la Méditerranée et le vagabond drapé dans les plis de la nuit africaine convergèrent vers une place qu’illuminaient les guirlandes de Noël.

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Contes de l’Avent 3

Photo : Sylvain Maresca

CONTE DE LA NUIT

Il venait d’une contrée sans électricité où, dès que la nuit s’abat, l’obscurité avale les maisons comme les gens. Tout devient noir, la peau sombre des hommes et des femmes se dilue dans le décor jusqu’à les transformer en fantômes. Seul le blanc éclatant de leur yeux émerge de cette inondation immatérielle. Lire la suite « Contes de l’Avent 3 »

Contes de l’Avent 2

(Ébauche d’une version contemporaine des Rois Mages)

Photo reprise du site http://www.cakemabrouk-recettes.fr

CONTE DE LA MER

Son horizon à lui était l’autre rive de la mer. On en parlait de père en fils. On lui répétait que là-bas coulaient des fontaines de miel et de lait, que la vie était prospère et l’avenir assuré. Dans chaque famille, le cadet – autant dire lui – était destiné à entreprendre la traversée pour tenter sa chance à son tour. Tel était son destin, il ne pouvait échouer. Lire la suite « Contes de l’Avent 2 »

Contes de l’Avent

(Ébauche d’une version contemporaine des Rois Mages)

Photo : Sylvain Maresca

CONTE DU LEVANT

L’homme s’était mis en chemin à la recherche des limites de son pays. Chaque matin, le soleil surgissait de la mer, mais on disait que sa course jusqu’au soir n’épuisait pas l’étendue de cet Empire situé au centre du monde. D’ailleurs, l’Empire et le monde, c’était tout comme. L’homme voulut en avoir le cœur net.

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Elle aimerait tant rêver

Photo : Sylvain Maresca

Elle aimerait tant rêver, mais ses nuits restent noires. Aucune image ne lui vient entre le moment où elle ferme les yeux et l’instant de son réveil. Le temps qu’elle passe à dormir est comprimé au point de paraître inexistant. Elle voudrait tant ressentir la nuit, sa durée, son épaisseur. Elle a l’impression qu’on lui vole quelque chose. La journée, avec son train de labeur, est si longue en comparaison. Mais rien n’y fait : elle plonge dans l’eau sans fond du sommeil et se réveille comme si elle n’avait pas quitté la surface.

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