
Voeux


Ils se suivent l’un l’autre : tandis que la femme tracte deux volumineuses valises à roulettes, quelques pas devant, l’homme porte deux gros sacs en plastique rebondis, encombrants sinon lourds. La rue est en pente. Ils progressent en silence.
Peu à peu, il se déporte sur la piste cyclable, sans raison apparente. Elle suit sur le trottoir, le regard rivé au sol. Lire la suite « L’insulte »

– Je ne la vois pas souvent. Cette femme-là, je la connais grâce au chien. Hein, Bouboule, c’est vrai que tu l’aimes bien ?
Deux femmes discutent dans une allée du parc autour d’un chien qui frétille de la queue. Lire la suite « Je la connais grâce au chien »

Dans le bus, ses distances et sa promiscuité, deux jeunes sont adossés aux vitres, leur téléphone portable à la main. Ils se parlent de temps en temps, se montrent ce qu’ils regardent, ou pas. L’un est nettement plus âgé que l’autre, aussi brun et mat de peau que l’autre est blond et laiteux. Pour autant que leur masque permet d’en juger.
Lire la suite « Ça vaut pas le coup »Elle était trop fière de ses lampions. D’un orange éclatant, si bien fuselés, cannelés et lustrés qu’on les aurait crus façonnés dans un atelier travaillant pour l’empereur de Chine. Et pourtant, nulle main, nul dessin, nul tissu. Rien que le savoir-faire sans origine d’une plante d’aspect ordinaire qui, chaque été, compose ces fausses fleurs, véritables chefs-d’œuvre botaniques. Lire la suite « Lampions »