
Une feuille de papier est collée sur la porte d’entrée de la maison de Jeannine, qui d’ailleurs n’est pas fermée. On peut y lire ceci : Lire la suite « Post-scriptum »

Une feuille de papier est collée sur la porte d’entrée de la maison de Jeannine, qui d’ailleurs n’est pas fermée. On peut y lire ceci : Lire la suite « Post-scriptum »

Un soir comme un autre, au retour du boulot, je trouvai devant la porte une femme qui m’attendait. Comme elle portait une petite mallette, je crus que c’était une infirmière. J’ai failli lui dire « Vous arrivez trop tard », heureusement, je me suis retenu. Face aux gens, j’ai toujours des idées idiotes qui me traversent l’esprit. Ça doit être parce que je ne parle pas assez. Alors, c’est dans ma tête que les dialogues s’enchaînent, à côté des gens qui, eux, n’en soupçonnent rien. C’est un raffut parfois difficile à contrôler. Lire la suite « Sébastien s’inquiète »
C’était étrange pour moi de vivre dans cette maison à présent que Jeannine, sa raison d’être, avait disparu. A elle seule, elle était la maison. Pas le toit ni les murs, pas les papiers peints ni les bibelots, pas même la télé, non, c’était autre chose : une présence de tous les instants sans laquelle la maison n’aurait été qu’une coquille vide, une odeur caractéristique, une gamme de bruits familiers, quelques courants d’air qu’aucune fenêtre ne parvenait à entraver, une certaine qualité d’abandon qui en faisait un lieu habité, son âme en définitive. Lire la suite « Sébastien et la paperasse »
Très vite, j’ai plongé dans les affres du criminel qui cherche comment se débarrasser du corps. Car enfin, je ne pouvais pas la faire enterrer officiellement. Lire la suite « Sébastien improvise »
C’est vrai que Jeannine ne bougeait plus trop ces derniers temps. Lorsque je rentrais du boulot le soir, je la retrouvais dans la même position que le matin, enfoncée dans son fauteuil qui s’écaille, à moitié somnolente, à croire qu’elle y avait passé la journée et même la nuit précédente. Peut-être qu’en réalité, elle s’agitait pendant mon absence, mais je ne décelais aucun signe d’activité dans la maison, rien qui ait changé de place. Jeannine dans son fauteuil, le fauteuil dans la maison, la maison dans la torpeur, c’était tout un. Je la saluais en ouvrant la porte, elle grommelait vaguement quelque chose presque sans ouvrir la bouche, rien d’autre. La conversation avait déserté notre quotidien depuis belle lurette. Lire la suite « Sébastien se recueille »