Oubli instantané

Photo : Nandhu Kumar

Quand j’ouvre les yeux, je suis encore dans le rêve.

L’image est nette, elle m’aspire avec la force de conviction du réel. J’évolue dans ce décor onirique avec l’assurance, la jubilation ou l’angoisse qu’il m’arrive de ressentir dans les vrais moments de la vie. La force de mes sensations m’emporte quand bien même le rêve me projette dans des situations improbables, me confronte à des rencontres impossibles, mêle réalité et fantasmes, télescope sans ménagement ni transition les séquences à la manière d’un montage incohérent. Mon rêve coule de source, mais puise à une source inconnue. Lire la suite « Oubli instantané »

L’attrait de la rivière

Ce texte est issu de la soirée d’improvisation littéraire à laquelle j’ai participé au Théâtre La Ruche, à Nantes, le 30 mai dernier.

On choisit trois auteurs et quelques comédiens (trois en l’occurrence). Alors que l’animateur présente les auteurs au public, ceux-ci sont isolés dans une autre salle pour écrire chacun un texte sur un thème commun, et ce pendant vingt minutes.
Le temps écoulé, ils rejoignent le public pour la lecture de leur texte, suivie avec attention par les comédiens. Ces derniers s’isolent pendant dix minutes pour préparer la mise en scène des textes, alors que le public est invité à imaginer lui-même comment les textes pourraient être adaptés pour la scène et engage un échange avec les auteurs sur leur façon d’écrire. Place ensuite à l’improvisation !

Il doit beaucoup aux trois comédiens, Jean-François Gascard, Rapahël Magnin et Mathéo Massa, qui ont improvisé à partir de mon premier jet. Leurs propositions ont enrichi cette nouvelle version. Je les en remercie.

Le thème imposé était : Le corps est un Autre, ou le corps de l’Autre. Lire la suite « L’attrait de la rivière »

Rêver

Photo : Sylvain Maresca

Laissons-nous emporter par les rêves lorsque le temps est venu. C’est toujours après : après l’effort, la fatigue, l’accablement ; après le sursaut, l’obstination, l’acharnement ; après les raisonnements, les rappels à l’ordre, les mises en demeure. Ça vient dans un glissement, une forme d’effacement, lorsque les contours s’estompent jusqu’à devenir cotonneux, sourds, épais. Le silence en constitue le préalable. On plonge Lire la suite « Rêver »