L’espoir luit comme un brin de paille

Photo : Sylvain Maresca

L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t’endormais-tu, le coude sur la table ?

Quelques vers de Verlaine en guise de viatique pour cet été que je vous souhaite lumineux et paisible.

A bientôt.

3 réflexions sur “L’espoir luit comme un brin de paille

  1. Sylvain,

    bonjour,

    je me suis promené sur ton site que j’ai dû me mettre en … vacance parce que j’avais du boulot pour la revue de poésie et Iconostases. Beaucoup de très bonnes choses.
    Touché, en particulier, par la vie des pigeons. Très bien.
    Quant à la photo ci-dessus, elle est finaude et son ambiguïté fait sourire : c’est rafraîchissant (forcément) par ces temps de canicule…
    avec mes amitiés,
    Christian V

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  2. (1) Pavillon du confiné volontaire
    ————

    Il quitte rarement son logis confortable,
    Sauf s’il a décidé d’aller je ne sais où;
    Il vit entre ces murs comme un rat dans son trou,
    Mais cela n’est pas loin du bonheur véritable.

    Son coeur et ses poumons sont dans un état stable,
    Et quant à son travail, il n’en fait pas beaucoup;
    Pour un peu de lecture il dépense trois sous,
    Heureux quand un auteur lui semble inimitable.

    En l’âme du reclus ne sont que tièdes flammes,
    Mais il garde le goût du sourire des femmes;
    Une d’elles lui parle et ça le rend heureux.

    Son bureau contre un mur et sa petite chambre
    Et de longs jours passés sans fatiguer ses membres,
    Rien de bien remarquable et rien d’aventureux.

    (2) Drac d’azur
    ————-

    Le drac d’azur ne vit jamais dans une étable,
    Mais au fond du jardin de l’hôpital des fous.
    Est-ce dans une grotte, est-ce dans un grand trou ?
    Il a le verre en main, le flacon sur la table.

    Son oncle était marquis, son aïeul connétable,
    Lui, c’est moins d’embarras, car il n’est rien du tout ;
    Les honneurs, la richesse, à vrai dire, il s’en fout,
    En fait de nonchaloir, je le crois imbattable.

    Voudriez-vous avoir un tel époux, madame ?
    Car, jamais de tels gens n’importunent les femmes,
    Ni ne deviennent durs quand ils sont malheureux.

    Le matin, sans ronfler, ils dorment dans la chambre,
    Ramassent au jardin les feuilles en novembre,
    Et mangent du magret, s’ils ont un petit creux.

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