A la frontière des mondes

Photo : Sylvain Maresca

« A deux heures, il regarda par la fenêtre et aperçut un gros chat noir, installé sur la rambarde du balcon, qui regardait à l’intérieur de la pièce. Par ennui, Hoshino lui adressa la parole.
– Hé, le matou ! Belle journée, non ?
– En effet, monsieur Hoshino, répondit le chat.
– Alors là, je suis scié, dit le jeune homme en secouant la tête. (…)
– Il n’y a pourtant pas de quoi, monsieur Hoshino, répliqua le chat d’un air las.
Avec sa tête plutôt large, il paraissait assez âgé. (…)
-Mais comment se fait-il que tu parles le langage humain ?
– Je ne parle pas humain.
– Je ne te suis pas. Comment pouvons-nous avoir cette conversation, alors ? Tu es un chat et moi un humain, non ?
– Nous sommes à la frontière des mondes et nous parlons un langage commun, c’est tout. »
(Haruki Murakami, Kafka sur le rivage, Paris, Belfond, 2006, p. 571 et 591 – traduit du japonais par Corinne Atlan)

Pour cette année qui s’ébauche, laissez-vous glisser vers les mondes qui nourrissent votre imagination, qui peuplent vos songes, qui parent votre existence de couleurs que vous seuls pouvez voir. Et soulevés par le souffle de ces rêveries, réalisez dans votre vie ce que vous avez rêvé d’en faire.

Bonne année à tous.

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