Les ondes du jardin

Piérig vient s’installer dans une colocation composée de quatre étudiants liés par une solide amitié. Pourtant, il ne suit pas d’études et, contrairement à eux, refuse tout emploi salarié pour ne pas subir l’exploitation capitaliste. Son mode de vie est radicalement différent : récupération de produits alimentaires, culture d’un potager, échanges gratuits, micro-économie locale, voisinages. Son installation dans la colocation va bouleverser beaucoup d’évidences acquises, susciter des conflits, des recompositions, précipiter certains projets. En quelques mois, la vie de ce microcosme va se transformer.

Pour écouter les 4 épisodes.

Le devoir de la fable

Brigitte Salino vient de publier dans Le Monde du 15 mars dernier une critique du dernier spectacle proposé par Stanislas Nordey au Théâtre de la Colline, à partir du récit d’Édouard Louis Qui a tué mon père (Seuil, 2018). Autant elle loue la qualité de l’interprétation et de la mise en scène, autant elle reproche au spectacle de basculer dans la dénonciation sociale : Lire la suite « Le devoir de la fable »

Le premier jour – 5

Épisode précédent.

Photo : Sylvain Maresca

Étienne était encore au fond de son lit à onze heures passé. Qu’est-ce qui lui avait pris de ne pas se lever ? Il avait entendu son réveil comme d’habitude, mais il en avait interrompu aussitôt la sonnerie, d’un geste las, pour se laisser reprendre par le sommeil. Un sommeil haché, entrecoupé de sursauts, d’appels indignés de sa conscience laborieuse. « Que fais-tu là, à te prélasser ? Allez, debout ! Ton œuvre t’attend. » Lire la suite « Le premier jour – 5 »

Les drôles

Le générique de fin du film Tout ce qu’il me reste de la révolution – film drôle, tendre, pétillant de vie sur l’héritage en loque des idéaux révolutionnaires et leur difficile reconversion dans le marasme actuel – se déroule sur les accents d’une chanson qui m’a fait monter une bouffée de nostalgie. Sur le moment, ni le titre (Les Tuileries), ni les interprètes (Camélia Jordana et Bertrand Belin) ne me disaient rien, mais la chanson, oui. Je la connaissais, forcément, mais pas sous cette forme, chantée autrement. Lire la suite « Les drôles »